Le club L'Archer Haguenovien
L'Archer Haguenovien PDF Imprimer Envoyer

L'archer Haguenovien (Haguenovus Fantasticus archietus) est un mammifère vivant dans l'hémisphère Nord, plus précisément dans l'extrême est de la Gaule. Ce spécimen rare se tient sur ses deux pattes de derrière (du moins avant l'apéro) et respire l'intelligence (surtout quand il ne parle pas). Son activité principale est le Tir à l'Arc (Archery en anglais, tira a la arca en petit nègre espagnol, blutchyckarskayia en russe et tiralaflechaucul en amazonien - on sait jamais, ça peut servir si on voyage). L'Archer Haguenovien

Ce spécimen en voie de développement se tient très souvent en plein milieu d'un champ désert (souvent un ex champs de Mais, récemment fauché pour les besoins de la cause, parfois de biais...) et trouve malin de balancer par tous les temps des bouts de carbone sur une paille ronde située à environ assez beaucoup loin, mais pas plus. Une conséquence de ce stationnement estival en plein milieu des champs est souvent un bon coup de soleil (solus brutus) - on note d'ailleurs que certains spécimens sont assez sensibles (les Archiebus Haguenovus Ecrevissus). Ainsi, l'archer est généralement en sueur et tout rouge l'été, mais sait également être trempé et très énervé en hiver quand il se prend, presque chaque dimanche, les bouchons à toutes les heures (!!!) et la gadoue des autoroutes éclaboussant le pare-brise, alors qu'il pourrait tranquillement regarder stade 2 à la même heure, bien au chaud.

L'Archius Supériorus Haguenovus (nom plus fréquent de notre ami, modèle masculin) n'a qu'un seul et vrai ami : SON ARC !!! il le bichonne, le soigne, le cajole et le perfectionne. Il saura déceler en lui la moindre vibration anormale, la moindre réaction suspecte, signe précurseur d'un dérèglement proche. Cet arc est l'élément indispensable de la panoplie de notre ami. Il sait lui trouver une niche douillette pour l'abriter des coups, l'installer à demeure dans le couloir l'hiver pour pas qu'il prenne froid, le gaver d'accessoires tous plus onéreux les uns que les autres (ah, les catalogues "Big Archery" qui traînent au pied du lit!). Ce sera le seul but de l'archer à longueur d'année, au rythme des saisons.... Bref il l'AIME! Cependant, ce peut devenir très rapidement une "saleté d'arc"... selon les résultats du propriétaire. Mais ça ne dure jamais très longtemps. L'amour est souvent aveugle....

Bref l'Architokus Obstinotus (autre appellation) passe des heures et des heures à casser son matériel sur les différents lieux d'entraînement de sa ville, échappant ainsi (s'il est doué) aux commissions, aux visites de belle maman, au nettoyage de printemps, à l'entretien du jardin et/ou de la maison, au shopping et essayages divers, mais aussi et SURTOUT à la lessive, vaisselle et autres tâches réservées à sa femelle (l'Hystéricka Archieka Sauvage Primitiva Famma). Sans compter les soirées flèches, ou rangement du club. Certains, encore plus fins (Archius Haguenovus tronconnosus vulgus - ex Archius Haguenovus betonus) arrivent même à pratiquer de concert une autre de leur passion, comme par exemple le béton, voir plus récemment la découpe d'arbre. Mazette. On se sent petit devant de tels talents!

Lorsque notre ami Archer se sent assez entraîné (mais le sera t il jamais?), il peut affronter des archers d'autres tribus pratiquant la même discipline. La compétition est alors un lieu poétique privilégié, de préférence fort éloigné, ou un vocabulaire imagé est fréquemment employé lorsque les résultas ne sont pas à la hauteur (ex : zut alors !, matériel de crotte, ...)

L'Archer Haguenovus retrouve sa tribu dès le lendemain de son échec et saura se plaindre du vent, de sa stab, de son voisin, de la fête de la veille, du café du matin ou du pinard de midi et surtout de l'espèce d'abruti qui était sur sa cible et qui a fait plus de points qui lui. Etonnant non?!

Notre ami, sportif avant tout (Achitus Enfoirus Mauvaiperdantus) s'en retournera alors et continuera à s'entraîner en rêvant à la prochaine compétition où lui et ses amis iront à nouveau abîmer les pailles des tribus voisines, et ce après un long parcours (de préférence sous la pluie), en espérant ramener un bout de fer suspendu à une ficelle colorée, ou parfois posé sur un socle en (pseudo) marbre qu'ils iront placer avec fierté sur le buffet de la cuisine ou le radiateur du salon, en espérant que tout le monde va désormais s'extasier devant ...

Mais, quid de la femelle de l'archer Haguenovien, (pour mémoire l'Hystéricka Archieka Sauvage Primitiva Famma), encore appelée Bobonnus pipelettus vulgus? Si initialement elle ne peut qu'approuver ce type d'activité (sinon y serait au bistrot mon homme!), très vite elle pourra constater que l'archerie est une passion oh combien solitaire, qu'elle aura du mal a comprendre. Normal! Et d'évoquer, avec un ressentiment à peine voilé ces longues soirées passées au Club-house pour faire plaisir au male tireur, tout comme ces dimanches entiers à rester toute seule.... Sans parler de ces coupes et médailles qui s'entassent sur le meuble du salon....

Ah l'archerie. Quel beau sport!